CEP LORIENT BASKET BALL

PNM. Le choc EO Landerneau - CEP Lorient

PNM. Le choc EO Landerneau - CEP Lorient

Tout le Landerneau du basket régional sera attentif, dimanche après-midi, au résultat du grand choc de la saison entre l'EOL et le mythique CEP de Lorient. En tête du classement depuis des semaines, les Landernéens connaissent quelques ratés ces derniers temps, à l'image de la surprenante défaite du week-end dernier à l'Avenir de Rennes. «On mène pendant 35 minutes avant de se faire remonter puis dépasser, raconte l'entraîneur Gilles Omnès. On était en petit effectif car il me manquait deux intérieurs. Mais bon, ça n'explique pas tout. On a produit un match moyen où l'adresse nous a fait grandement défaut». Pour autant, l'entraîneur landernéen se montre résolument optimiste sur la suite des festivités. «On a notre destin en mains. On joue Lorient (1e) puis Betton (2e). Franchement, c'est à nous d'aller la chercher, cette montée», ajoute le coach qui n'envisage pas d'autre alternative que la victoire devant les Cépistes. D'autant plus que le pivot Lionel Soquet fera sa rentrée. «Sur les quatre défaites qu'on a au compteur, il y en a trois quand Lionel n'était pas là; c'est dire si sa présence est importante», conclut Gilles Omnès.

PNM. Le choc EO Landerneau - CEP Lorient
Un gros match attend Thibaud Pengam et les Landernéens ce week-end.

PNM. Landerneau - CEP Lorient: 50-73 Le CEP Lorient est en Nationale 3!

En s'imposant hier à Landerneau (50-73) lors du match au sommet de Prénationale, les Lorientais du CEP ont acquis le droit d'évoluer la saison prochaine en Nationale 3. Pour Landerneau, par contre, il faudra aller gagner à Betton pour rejoindre les Morbihannais à l'échelon au-dessus.

Privés de leur coach habituel, Gilles Omnès, suspendu, les Landernéens passaient complètement à côté de leur début de match, étant rapidement menés 2-16 (6e). Il faut dire qu'en face, les Morbihannais, bien soutenus par de nombreux supporters ayant fait le déplacement, défendaient bien et rivalisaient d'adresse par Laurent, Rako et Rota. David Le Goff, côté local, était le seul à jouer sur sa valeur, et Lorient menait logiquement 11-22 à la 10e minute. Incroyablement fébriles, à l'image de Pellan et Pengam, les Eoliens étaient méconnaissables. Ils multipliaient les maladresses et les pertes de balle. Laurent, auteur de cinq paniers primés, continuait son festival et l'écart se creusait (19-36, 15e) pour atteindre 18 points à la mi-temps (20-38). Landerneau faisait bien illusion en début de seconde mi-temps, revenant à 25-38, mais retombait ensuite dans ses travers du début de partie. Le jeu manquait de fluidité et les tirs précipités se succédaient.

Une formalité pour le CEP

Les Lorientais n'avaient aucun mal à conserver leur avance (32-51, 30e). Le dernier quart-temps n'était qu'une formalité pour le leader cépiste. Rota conservait intelligemment le ballon et gérait l'avance de ses troupes (44-64). Ce n'était pas le réveil tardif de Birembaut, auteur de trois paniers primés, qui allait changer le cours des choses. Les Landernéens peuvent réellement s'en vouloir de ne pas avoir montré leur vrai visage car Lorient ne pensait sans doute pas s'imposer aussi facilement sur les bords de l'Elorn.


PNM. Landerneau - CEP Lorient: 50-73 Le CEP Lorient est en Nationale 3!
C'est fait! Grâce à leur succès hier après-midi à Landerneau, Pouxviel (deface) et les Lorientais sont désormais assurés d'évoluer en Nationale 3 la saison prochaine.

PNM. EO Landerneau - CEP Lorient (50-73) Au Cep... tième ciel

Si l'accession en N3 n'est toujours pas officielle (contrairement à ce qui a été écrit hier dans nos colonnes), on ne voit plus trop comment le CEP Lorient pourrait manquer ses grandes retrouvailles avec le basket français.

Les papiers du divorce sont imprimés, il ne reste plus qu'à les rendre, dûment signés, aux instances régionales. Cela se fera probablement dès la prochaine journée, contre Ergué, ou alors une semaine plus tard, contre Vitré. En effet, pour le CEP Lorient, à moins que la troisième guerre mondiale n'éclate avant l'heure, son histoire avec la Prénationale ne devrait durer qu'une seule petite saison. Un mini-évènement pour le basket local, sevré de haut niveau depuis trop longtemps.

Du fantasme à la réalité

Car finalement, depuis plus d'une décennie, tout ou presque relève de l'exploit pour les basketteurs morbihannais. Se maintenir, gagner dans le Finistère, accéder au podium ou à l'étage supérieur est plus souvent de l'ordre du fantasme que de la réalité. Mais dimanche, pour les Cépistes, le fantasme s'est transformé en réalité, et matérialisé devant la soixantaine de supporters ayant fait le déplacement à Landerneau. «C'était fantastique», reconnaît Philippe Radal, membre de l'équipe dirigeante. «Nous avons fêté ça même si ce n'est pas encore officiel. Mais il y a 99% de chances pour que cela se fasse. Si Landerneau perd son prochain match, nous pouvons même nous permettre de perdre nos trois dernières rencontres!».

La lune et les étoiles

Mais évidemment, les Lorientais ne se contenteront pas simplement de décrocher la lune. Ils voudront rafler, une par une, toutes les étoiles qui tourbillonnent autour. «Si tout marche comme prévu, j'aurais les boules de ne pas accrocher le titre après tout ça», prévient d'ores et déjà le coach lorientais. L'accession et le titre, voilà qui sonnerait un beau cadeau pour un groupe qui, durant toute la saison, s'est comporté comme un grand orchestre travaillant la même symphonie, celle du succès. Car sous l'emblème d'un club dont le frontispice rappelle encore la grande épopée des années 80, les Cépistes sont parvenus à dézinguer leurs adversaires un par un, ne tombant que de rares fois. Mais bien sûr, le plus dur reste maintenant à faire. Car finalement, dans quelques jours, Lorient quittera la Prénationale un peu comme on s'échappe de prison. À la va-vite, le pyjama encore sur les épaules et le cheveu défait. «Nous pensions accéder à ce niveau dans deux ou trois saisons. Du coup, il y a un boulot énorme», explique Christophe Gicquel. Un recrutement d'enfer à effectuer, et des joueurs, aussi, à garder. Mais aujourd'hui, le temps est à la fête. Officialisation ou pas!



Article ajouté le 2009-03-13 , consulté 49 fois

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